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Durabilité en 2026 : comment les actions fondées sur la nature renforcent la crédibilité des PME

Depuis une dizaine d’années, la durabilité s’est progressivement installée dans le discours des entreprises. Objectifs carbone, engagements ESG, stratégies climat, reporting extra-financier : le vocabulaire est désormais bien connu. 2026 marque un tournant : un glissement profond s’est installé dans les attentes en matière de durabilité.

Les attentes évoluent. Les parties prenantes ne se contentent plus de promesses ou de trajectoires abstraites. Elles cherchent des signes tangibles, des preuves visibles, des actions qui s’inscrivent dans le réel et dans les territoires.

Autrement dit, la question n’est plus seulement ce que l’entreprise déclare, mais ce qu’elle fait concrètement pour le vivant et comment elle le fait de manière crédible.


De la durabilité déclarée à la durabilité incarnée

Pendant longtemps, la durabilité s’est exprimée principalement à travers des documents : politiques internes, indicateurs, rapports annuels. Ces éléments restent indispensables, notamment dans le cadre de la CSRD, mais ils peinent désormais à créer un véritable lien de confiance.

Ce décalage est bien documenté. Selon une étude de l’IBM Institute for Business Value (2023), près de 70 % des consommateurs estiment que les entreprises communiquent plus qu’elles n’agissent réellement en matière de durabilité. Ce scepticisme s’observe aussi dans les relations B2B, où les clients attendent désormais des preuves simples et compréhensibles, y compris de la part des PME.

C’est souvent à ce stade que les entreprises se retrouvent face à une difficulté concrète : elles agissent, parfois même depuis longtemps, mais peinent à structurer, qualifier et expliquer leurs actions de manière cohérente.

Les initiatives liées à la nature occupent ici une place particulière. Elles sont immédiatement lisibles. Un projet de reforestation, la restauration d’un écosystème local ou le soutien à une biodiversité de proximité parlent d’eux-mêmes. Mais encore faut-il savoir comment les intégrer dans une démarche globale, sans tomber dans l’anecdote ni dans la sur-communication.

Comme le rappelait Jane Goodall :

“You cannot get through a single day without having an impact on the world around you.”

Pour les entreprises, l’enjeu n’est donc pas d’avoir un impact! Il existe déjà! Mais de le comprendre, le maîtriser et le rendre lisible.


Pourquoi la nature devient un facteur clé de confiance

Les solutions fondées sur la nature suscitent une adhésion particulière, car elles sont comprises sans filtre technique. Elles créent un lien direct entre l’activité économique et le territoire.

Selon l’Edelman Trust Barometer (2024), 62 % des répondants font davantage confiance aux entreprises qui démontrent des actions environnementales locales et visibles plutôt qu’à celles qui communiquent uniquement sur des engagements globaux. Cette préférence pour le concret transforme profondément la manière dont les entreprises doivent penser leur durabilité.

Pour une PME, cela représente à la fois une opportunité et un défi. L’opportunité réside dans la capacité à agir à une échelle humaine, proche du terrain. Le défi, lui, tient dans la nécessité de choisir des actions pertinentes, alignées avec l’activité, les risques réels et les attentes des parties prenantes.

C’est souvent là que les entreprises prennent conscience que toutes les actions “vertes” ne se valent pas, et que certaines peuvent même fragiliser leur crédibilité si elles ne sont pas correctement cadrées.


Nature et CSRD : une cohérence stratégique à construire

L’intégration de la nature dans une stratégie de durabilité n’est pas une alternative aux exigences réglementaires. Elle s’inscrit pleinement dans la logique de la CSRD et des ESRS, qui accordent une place croissante aux impacts environnementaux, à la biodiversité et à la chaîne de valeur.

Mais cette cohérence ne s’improvise pas. Les actions fondées sur la nature doivent être reliées à une analyse de double matérialité, à des impacts identifiés et à une logique de gouvernance claire. Sans cette structuration minimale, elles risquent de rester isolées, voire incomprises lors d’échanges avec des clients, des partenaires ou des auditeurs.

Comme le soulignait Edward O. Wilson :

“La biodiversité est le tissu vivant de notre planète, et nous en dépendons bien plus que nous ne l’admettons.”

Reconnaître cette dépendance implique aussi de traduire les engagements en processus compréhensibles, y compris pour des organisations de taille modeste.


Une opportunité réelle, mais structurante, pour les PME

Le World Economic Forum estime que plus de 50 % du PIB mondial dépend directement ou indirectement des écosystèmes naturels. Ce chiffre rappelle que la nature n’est pas un sujet “annexe”, mais un facteur de continuité économique.

Pour les PME, la difficulté n’est pas tant de s’engager que de savoir par où commencer, comment prioriser et comment éviter les faux pas. Les ressources sont limitées, le temps aussi, et la pression des clients ou des donneurs d’ordre est bien réelle.

C’est précisément dans ce contexte que les approches simples, proportionnées et bien cadrées prennent tout leur sens. Une action locale, bien choisie et correctement intégrée dans une démarche ESG minimale, peut avoir plus d’impact qu’un programme ambitieux mal maîtrisé.


Ce que 2026 rendra incontournable

À l’horizon 2026, la durabilité deviendra moins tolérante à l’improvisation. Les entreprises seront attendues sur leur capacité à démontrer la cohérence entre leurs discours, leurs actions et leurs systèmes internes.

Les initiatives fondées sur la nature continueront à gagner en visibilité, mais seules celles qui s’inscrivent dans une logique claire et structurée renforceront réellement la confiance. Les autres risquent de se heurter à un scepticisme accru, voire à des accusations de greenwashing.


Conclusion : agir pour la nature, Oui! Mais avec méthode

En 2026, miser sur la nature n’est plus une posture ni un supplément d’âme.
C’est devenu un signal de crédibilité, à condition que les actions engagées soient cohérentes, compréhensibles et intégrées dans le fonctionnement réel de l’entreprise.

Pour les PME, l’enjeu n’est pas de multiplier les initiatives environnementales, mais de faire les bons choix, au bon niveau, en lien avec leurs activités, leurs risques et leurs priorités opérationnelles. Une action locale bien choisie, correctement structurée et reliée à une démarche existante peut renforcer la confiance bien plus efficacement qu’un programme ambitieux mais mal maîtrisé.

C’est souvent à ce stade que les entreprises prennent conscience d’un point clé :
les actions fondées sur la nature ne créent de valeur durable que si elles s’inscrivent dans un cadre clair; gouvernance, objectifs, processus et articulation avec les exigences ISO, ESG et CSRD.

Autrement dit, en 2026, la question n’est plus faut-il agir ?
Mais comment transformer ces actions en un levier crédible, lisible et durable pour l’entreprise.


Article publié par Eco Fluent Solutions, cabinet spécialisé en systèmes de management ISO et gouvernance de la durabilité.

Nous accompagnons les PME dans la transformation des exigences ISO et ESG en systèmes opérationnels, sans sur-documentation ni usine à gaz.